13-25 juin 2022 Cargèse, Corse (France)

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L'étude de la supraconductivité n'a cessé de fasciner les physiciens, avec des découvertes totalement imprévues qui ont à plusieurs reprises bouleversé le monde de la physique. L'une des plus remarquables de ces découvertes a été la "supraconductivité à haute température" dans les oxydes de cuivre, ou supraconducteurs cuprate, qui est si inhabituelle qu'elle se produit à proximité d'une phase isolante et d'une phase magnétique, deux états de la matière que la supraconductivité est censée "détester" fortement.  Bien que l'explication de la supraconductivité dans ces composés reste un mystère après plus de trente ans de recherche, l'effort expérimental et théorique très intense dans ce domaine a conduit à de nouveaux concepts théoriques et à d'énormes progrès dans les techniques expérimentales, qui ont été féconds pour d'autres domaines. On peut citer, par exemple, l'utilisation de la RMN à des fins médicales avec le développement de la technique de balayage IRM. Une autre application de la supraconductivité est l'ordinateur quantique, où la supraconductivité, et en particulier la supraconductivité topologique, est l'une des meilleures plates-formes candidates pour des Q Bits cohérents. Un événement plus récent a été la découverte d'une supraconductivité anormale dans les pnictides de fer, qui a attiré l'attention de la communauté sur le rôle de la mauvaise métallicité, des corrélations électroniques et de la proximité des ordres magnétiques et nématiques dans la promotion de la supraconductivité.
 
Les deux dernières années ont été marquées par des découvertes inattendues et vraiment étonnantes. Tout d'abord, la supraconductivité a été découverte dans le graphène bicouche, dans lequel de fortes corrélations sont produites en tordant les couches de graphène selon des angles magiques. La supraconductivité 2D a été découverte dans des couches uniques de dichalcogénures de métaux de transition en présence d'un fort couplage spin-orbite d'Ising. Ensuite, divers composés sous pression ont révélé des températures critiques inouïes, jusqu'à 300 degrés Kelvin pour l'hydrogène sous pression. Il y a quelques semaines à peine, une nouvelle configuration de la supraconductivité a été signalée, cette fois dans les nickelates qui pourraient révéler de nouvelles familles et surplomber les cuprates. Le Saint Graal, qui est la quête d'un supraconducteur à température ambiante, n'a pas encore été atteint, mais... il n'a jamais semblé aussi proche. La supraconductivité, l'un des phénomènes quantiques les plus fascinants, n'a pas fini de nous surprendre !
 
L'université d'été proposée fait partie d'une série d'écoles antérieures, organisées dans le cadre de l'Institute of Complex Adaptive Matter (ICAM), dont celles qui ont eu lieu à l'IESC. Toutes ont été extrêmement fructueuses et importantes pour les jeunes chercheurs dans le domaine et plusieurs d'entre elles concernaient l'étude de la supraconductivité. En même temps, l'école proposée se distingue des écoles précédentes par l'accent mis sur les thèmes unificateurs qui traversent les classes de matériaux disparates, et par la présentation des tout nouveaux matériaux mentionnés ci-dessus.

Nous invitons tous les jeunes chercheurs intéressés à s'inscrire. Les étudiants dont le laboratoire fait partie d'un nœud ICAM sont exemptés des frais d'inscription : ils doivent s'inscrire en tant que ICAM sur la page d'inscription. Une partie des frais de voyage seront aussi remboursés, à la fois pour les étudiants ICAM et pour les étudiants venant de Paris- Saclay.

Nous sommes reconnaissants à nos sponsors d'avoir rendu cet événement possible. Nous remercions en particulier le CNRS, pour la mise à disposition de la magnifique infrastructure de Cargèse, le Labex PALM pour le parrainage des étudiants de Paris-Saclay, et l'ICAM pour son soutien à l'école et aux étudiants des laboratoires appartenant à ICAM.

 

 

 
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